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Comment je me retrouve à refaire un tour de rond-point ?

  • hello28766
  • 13 mai 2025
  • 2 min de lecture

Ça vous est déjà arrivé, à vous, de devoir faire deux fois le tour d’un rond-point ?

Moi, ça m’arrive régulièrement. Et je ne parle pas de ma voiture… Je parle de ma tête.

Il y a des moments où je perds le fil. Je me lève, j’ouvre l’ordi, je traite les choses, je fais ce que je suis censée faire. Ce que j’ai choisi de faire. Et parfois même, ce que j’ai rêvé de faire.

Et pourtant…

Je me retrouve dans un rond-point, coincée dans une to-do liste, j’enchaîne les tâches, des choses à faire, à rendre, à cocher, à planifier.

Et à l’intérieur, une sensation sourde.

Je suis perdue.

Je tourne en rond.

Qu’est-ce qui se passe ?

Ce n’est pas un burn-out.

Ce n’est pas une révolte.

C’est subtil.

C’est insidieux.

Mais c’est déjà le début d’une déconnexion.

Quand on est pris dans le flot des choses à faire, il y a un vrai risque que le projet devienne une mécanique vide.

La semaine passée, j’ai écrit que la procrastination, c’est souvent lié à un manque d’alignement. Mais il y a aussi ces jours où on fait plein de choses… et pourtant, il n’y a plus le sens.

Comme si, en chemin, le projet s’était échappé.

Comme si j’avais troqué l’élan originel contre des échéances, des blocs d’agenda, une liste de tâches.

Comme si ce qui me faisait vibrer avait été relégué à l’arrière-plan, pendant que l’avant-scène était occupée par l’urgence, le fonctionnel, le visible.

Et ce décalage… il est brutal.

J’ai l’impression qu’on me vole mon temps.

Et puis, en y regardant de plus près…

C’est moi qui le laisse filer.

Le temps, c’est la seule chose qu’on possède vraiment.

Pas l’argent, pas la reconnaissance, ni les résultats.

Seulement le temps qu’on consacre à ce qui compte.

Alors oui, je pourrais attendre que les circonstances changent.

Que ça se calme. Qu’on me rende ma vie.

Mais la vérité…

C’est que c’est à moi d’aller la récupérer.

Pas en supprimant tout ce qui ne me plaît pas — ça serait trop simple, et j’ai plus trois ans.

Non.

En replaçant l’essentiel au centre.

En me reconnectant à mes besoins.

En demandant à mon corps ce qui est vital.

En me rappelant mes vraies valeurs — celles dans mes tripes.

En vrai, je veux plus de ce qui me fait vibrer.

Je ne veux pas forcément moins du reste.

Je veux juste que le reste n’envahisse pas tout l’espace.

Je veux pouvoir cohabiter avec, sans m’y dissoudre.

Parce que sinon…

Je perds la joie.

Je perds la flamme.

Et un jour, je me retrouve dans mon rond-point.

Prendre soin de moi, c’est reprendre ma vie.

Pas demain.

Pas quand tout sera fini.

Mais maintenant.

Et ça ne veut pas dire tout changer.

Ça veut dire : prendre une pause, une respiration.

Pour me rechoisir.

Et me demander, dans le silence :

Est-ce que ce que je fais là, maintenant… me rapproche ou m’éloigne de ce qui compte ?

Et je laisse monter la réponse, même inconfortable.

Parce que ce rond-point, c’est peut-être juste le signe qu’il est temps de me réaligner.

En douceur & d’avancer vers mon projet de cœur.

 
 
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