S'autoriser à vivre, même quand le mental fait des triples loops inattendus.
- hello28766
- 8 sept. 2025
- 2 min de lecture

Je vais te dire un truc un peu tabou dans le monde du développement personnel : je suis fatiguée de “travailler sur moi”. Fatiguée d’être “en chemin”. Fatiguée de vouloir comprendre, réparer, transformer, alchimiser, pacifier, transmuter. Fatiguée de cette idée que je serai enfin “bien” quand j’aurai guéri toutes mes parts.
Spoiler : elles se régénèrent plus vite que des cellules souches, ces parts.
Et en tant que cerveau non-neurotypique, je peux te dire que le chantier ne ferme jamais vraiment, y’a toujours une pensée de trop, une intensité mal rangée, un lien cosmique qui surgit en pleine vaisselle. Pour mon mental je suis une énigme à résoudre...alors que NON.
Ce que j’ai compris après 30 ans de méditation + un mental en fractales, c'est que je suis foutue. Ce n’est pas que je suis cassée, c’est juste que vivre avec une pensée en arborescence, une perception fine et un système nerveux ultra-réactif et ça demande déjà une énergie considérable.
Alors même si je suis en décalage, je n’ai pas “besoin de guérir” cette intensité. J’ai surtout besoin de m’autoriser à vivre avec, à m’appuyer sur elle, sans chercher à la rendre acceptable, polie, linéaire.
Et si je n’étais pas là pour corriger la forme…mais pour accueillir la nature, ma nature ?
Quand on a un esprit qui capte tout, qui ressent tout, qui voit les failles derrière les masques, on a tendance à croire que notre lucidité est synonyme de responsabilité. Du coup, on veut comprendre. TOUT. Nos traumas, nos schémas, nos blocages transgénérationnels ET karmiques, et TOUT LE RESTE....
Mais souvent, cette hyper-conscience devient une prison. Parce qu’on finit par croire que tant qu’on n’a pas tout dénoué…on ne peut pas avancer, ni créer, ni aimer.
Et bien c'est un mensonge. Tu n’as pas besoin de tout comprendre pour vivre.
Ce mensonge que nous raconte notre mental, pour éviter l'essentiel : ETRE EN CONTATCT DIRECT AVEC LE VIVANT, notre corps le sait, le dit à sa manière - et parfois c'est brut de décoffrage.
Alors oui, c'est important de comprendre son système, ses comportements, de mettre en lumière ses vraies valeurs, ses croyances,..., mais l'essentiel est de reprendre son pouvoir dans ce que nous SOMMES déjà. À écouter ce que le corps sait depuis toujours, à habiter notre unicité au lieu d’essayer de l’arrondir.
Et parfois — magie de la vie — c’est en arrêtant de vouloir guérir que la guérison s’invite en nous.



