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Comparaison, poison : Comment je m'injecte moi-même mon propre saboteur

  • hello28766
  • 25 mars 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 avr. 2025



Vous avez déjà entendu cette expression : "Comparaison, poison" ?


Moi, je l’ai découverte il y a un mois. Sur le moment, je me suis dit "Ah ouais, c’est pas mal ça", puis je suis passée à autre chose. Sauf que cette phrase, elle a continué son petit bout de chemin en moi.

Et ce matin, BOOM, je prends la claque.


Pourquoi ça me touche autant ? Pourquoi ça me parle autant ?

Parce que je viens de réaliser à quel point la comparaison est ancrée en moi.

La comparaison chez moi, ce n’est pas la star… c’est le décor. Ce n’est pas un truc qui hurle au premier plan.

Non. C’est un bruit de fond. Un murmure insidieux.

Le genre de truc que tu ne remarques même plus, mais qui est là, partout, tout le temps.

Et franchement, changer un décor, c’est une galère monumentale.

Une star, tu peux la virer d’un spectacle.

Le décor ? Il est vissé, collé, intégré. Il FAIT partie de la scène.


Pourquoi je me compare tout le temps ? (Merci papa, merci maman)

On est quatre dans la fratrie. Et clairement, on nous a mis en concurrence dès le début."

Regarde, un tel fait mieux."

"Machin a réussi ça."

"T’as vu comme elle est brillante ?"

Et moi, dans tout ça ? Bah, on n’a pas trop remarqué ce que je faisais.


Alors, j’ai appris.

J’ai appris à observer les autres, parce qu’on ne m’a pas appris à me regarder moi-même.

J’ai appris à me jauger par rapport à eux, au lieu d’écouter mon propre chemin.


Le réveil brutal de ce matin

Je scrolle sur mon téléphone.

Je tombe sur une femme qui vient de publier un livre sur un thème qui m'inspire depuis des années.

Puis une autre publication sur la même thématique.

Et là, au lieu de voir des signes positifs, qu’est-ce que mon cerveau me balance ?

"Trop tard, la place est prise. C’est déjà fait. Va voir ailleurs."  

Et là, au lieu de voir des signes positifs, qu’est-ce que mon cerveau me balance ?

Mais ATTENDS.

Mais ATTENDS.

Si j’avais vu trois posts sur une nouvelle façon de cuisiner, je me serais dit "Ah tiens, je devrais essayer".

Mais là, je tombe sur trois posts qui vont dans mon sens, et je me dis "Bon bah, c’est mort, trouve autre chose."


QUOI ?! Sérieusement ?! 


Le poison lent et insidieux de la comparaison

Ça, c’est le poison.

Pas un truc violent qui te met K.O. en une fois.

Un poison en dose homéopathique. Tous les jours. Une goutte par-ci, une goutte par-là.


Un poison bien malin, bien caché.

Pas frontal. Insidieux. Ancré.


Et comme notre ego est un pro du camouflage, il fait passer ça pour de la prudence, du réalisme, du bon sens.

"Mais regarde, d’autres l’ont déjà fait."

"Et puis franchement, est-ce que ça vaut le coup ?"

"Pourquoi toi ?"


Mais en fait, ce n’est pas du bon sens. C’est du sabotage en haute définition.


Et si je retournais la comparaison en force ?

Et si voir d’autres personnes publier, écrire, transmettre, était justement LE SIGNE que c’est le bon moment ?

Et si au lieu de dire "c’est déjà pris", je me disais "c’est POSSIBLE" ?

Et si c’était juste une invitation de la vie à me lancer, moi aussi ?


Alors aujourd’hui, je choisis.

  • Je choisis de voir les signes comme des confirmations, pas comme des barrières.

  • Je choisis d’écrire, de poser ma voix.

  • Je choisis d’arrêter d’utiliser la comparaison pour me diminuer, et de m’en servir comme un tremplin.


Et vous ? Quel est votre poison ? Et si, aujourd’hui, vous le transformiez en élan ?

 
 
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