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Et si je ne contrôlais plus mon temps - ou juste le temps de l'été ?

  • hello28766
  • 26 juin 2025
  • 2 min de lecture

1, 2, 3… partez

C’est l’été... Enfin presque.

Tu sens que c’est là, que ça se rapproche. Même la météo est du côté de l'été. Enfin souffler, déconnecter, “profiter”.

Et pourtant, là je suis toujours en train de courir. Pas après un rêve, non ; je cours après des micro-tâches. Des choses à “finir”, des points à boucler, des feux - souvent imaginaires - à éteindre.

Je me retrouve dans ce flot avec le retour de mon syndrome de la bonne élève. Celle qui veut tout bien faire, tout finir avant de partir. Celle qui veut tout contrôler, même mon temps, même mon énergie.

Mais est-ce que je les contrôle vraiment, ces deux-là ? Ou est-ce qu’ils m’échappent dans le bruit ambiant, les “n’oublie pas”, les notifications et les urgences inventées ?


La déconnexion ne commence pas au jour du départ. Elle commence bien avant par un changement de fréquence, parfois imperceptible. Et ce que je comprends de plus en plus, c’est que pour pouvoir vraiment me relâcher cet été, j’ai besoin de me mettre en position méta.

Regarder dans le rétroviseur avant de fixer l’horizon, prendre un instant pour écouter : comment je vais vraiment — dans ma tête, mais aussi dans mon corps.

Sénèque disait :“Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne connaît pas son cap.”

Mais il est tout aussi important de savoir d'où l'on part. Reconnaître ce qu’on a déjà traversé, accompli, planté, construit ?


Je suis toujours en train d’avancer. Mais jamais en train de célébrer.

Et c’est ça, le vrai piège de la fin de cycle. On est tellement tourné·es vers ce qui reste à faire, qu’on oublie de voir tout ce qui a déjà été fait.

Moi, je ne célèbre jamais, ou très/trop peu, et je sens à quel point ça m’empêche de goûter la satisfaction. Je suis déjà projetée ailleurs, déjà un pied dans la rentrée.

Et l’été…je passe à côté.


Et si pour faire autrement, on s'offrait une demi-journée pour regarder derrière, avec ce pas de recul ? Pas pour analyser, pas pour s’auto-coacher sur ce qui a été ou pas, mais juste pour voir, pour se poser, et observer ce qui a été accompli et peut -etre s'aider de ces questions :

  • Qu’est-ce que j’ai mis en place cette année ?

  • Qu’est-ce que j’ai traversé, porté, accompli ?

  • Qu’est-ce qui mérite d’être célébré ?

  • Qu’est-ce qui a changé en moi, même subtilement ?

Ralentir juste assez pour laisser son corps, son cœur et sa conscience se synchroniser.


L’été n’est pas un bouton OFF, c’est un passage, et si tu veux vraiment te reposer, ce n’est pas en abandonnant ton mental à la dernière minute. C’est en lui offrant un sas, un vrai, un temps d’intégration, un moment pour souffler… mais pas juste dans la tête. Un moment pour laisser ton rythme interne revenir naturellement.

Alors peut-être que le meilleur cadeau que tu puisses te faire, ce n’est pas d’en faire encore plus, avant tes vacances, mais bine de t’arrêter, juste une demi-journée.

Pour regarder, pour célébrer, pour te dire : “Oui, là, je peux relâcher.”


Le repos n’est pas une récompense, c'est un art ; et comme tout art, il demande un peu de préparation et d'entrainement.


 
 
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