Et si la beauté pouvait sauver le monde ?
- hello28766
- 15 mai 2025
- 3 min de lecture

J’ai toujours aimé le beau. Pas le beau figé, normatif, imposé. Mais celui qui vibre, qui respire. Le beau qui éveille l’âme, qui nous remet en lien avec l’essentiel.
Pour moi, la beauté est une valeur profonde, presque une nécessité existentielle. Elle m’ouvre, me relie, m’émeut.
Ce que j’aime dans la beauté, ce n’est pas tant l’esthétisme que l’harmonie. Ce moment suspendu où tout semble juste. Ce frisson que l’on ressent devant une œuvre artisanale, un geste tendre, un ciel en feu.
J’ai besoin de la beauté pour vivre. La toucher. La sentir. Voir la matière sublimée par une intention.
Je ne parle pas ici de la beauté plastique. Celle qui enferme, qui juge, qui trie les corps et les visages.
Je parle de la beauté vibratoire, celle qui rayonne de l’intérieur. Cette lumière invisible qui rend quelqu’un magnétique, même sans maquillage. Cette émotion pure qu’on ressent face à un paysage ou une parole vraie.
La beauté, c’est de l’amour en mouvement. Une vibration. Une fréquence. Une onde qui touche le cœur et réveille notre enfant intérieur.
Ce que j’aime dans la beauté, c’est l’émerveillement qu’elle provoque. Cette surprise douce, cet instant de grâce où l’on cesse de vouloir comprendre, contrôler, expliquer.
On ressent. On accueille. On est là. Simplement.
Et dans ces instants-là, quelque chose se répare doucement à l’intérieur.
La beauté devient alors un soin invisible, une médecine du subtil. Elle nous ramène au présent, au corps, au vivant. Elle apaise le système nerveux. Elle enveloppe. Elle régule sans brusquer.
La beauté n’est pas dans la perfection. Elle est dans la matière qui respire, dans les plis, les textures, les rides, les traces du temps.
On peut l’honorer, la mettre en valeur. Le maquillage, par exemple, devrait révéler plutôt que dissimuler.
La beauté, le raffinement… je crois que ça fait vibrer notre âme. C’est peut-être l’une des formes les plus pures de l’amour en mouvement.
Quand vous croisez quelqu’un qui rayonne, vous le trouvez beau. Même s’il ne correspond à aucun standard.
Parce que la beauté, c’est l’alignement entre l’intérieur et l’extérieur. C’est l’authenticité assumée. C’est être dans sa zone de génie.
Et cela n’a rien à voir avec le physique, la morphologie ou les traits. C’est une lumière qui traverse.
On vit dans une société qui a enfermé la beauté dans des cases. Si on ne rentre pas dedans, on pense qu’on n’est pas beau.
Alors, on se cache. On se déconnecte de soi. On s’éteint un peu.
Mais si l’on osait déshabiller la beauté…Lui enlever ses voiles, ses injonctions, ses filtres…On verrait qu’elle a toujours été là. Partout. En nous. Dans ce qui vit. Dans ce qui vibre. Dans ce qui est vrai.
Oui, la beauté peut faire peur. Elle émeut. Elle touche là où c’est encore vivant, vulnérable, sensible. Et parfois, ça fait trembler.
Mais c’est justement là qu’elle devient précieuse.
Elle nous rappelle que nous sommes humains, sensibles, capables d’émotion et de lien.
Et dans ce monde en tension, je suis convaincue que la beauté peut soigner. Pas comme un remède miracle. Mais comme un fil d’or, qui nous relie à nous-mêmes, aux autres, au monde.
La beauté est partout. Tout le temps, Présente.
Il suffit d’ouvrir les yeux.
Et peut-être que dans cette reconnexion au beau, on trouverait plus que de l’esthétisme :
Une voie de régénération Pour l’âme. Pour le corps. Pour la Terre.
Et si on laissait la beauté nous sauver, un instant à la fois ?



