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Quand mon corps dit stop, mais que mon mental insiste

  • hello28766
  • 31 juil. 2025
  • 2 min de lecture

Je suis rentrée de vacances depuis une semaine. Et je tourne, en rond, comme un poisson rouge dans un bol trop petit pour ses rêves.

Autour de moi, c’est un carnaval silencieux de “à faire” : mails à répondre, idées à lancer, projets à remettre en mouvement. Tout est là. Prêt. Aligné. Mais mon corps… lui… n’a pas suivi.

Il traîne. Il résiste. Il appelle. Il demande le vide, la lenteur, l’espace. Il ne veut pas encore “produire”. Et mon mental, lui, crie déjà : “Allez ! On y retourne. Il est temps. Tu vas rester comme ça encore combien de temps ?”


Pendant mes vacances, j’ai eu du mal à décrocher. Mon mental était en feu d’artifice permanent. Des élans, des visions, des idées de contenu, de formations, de prises de parole. Un truc électrique qui ne voulait pas se mettre sur pause.

Je me disais : “C’est bon signe ! Ça veut dire que je suis inspirée.” Mais à mon retour, cette même énergie est devenue lourde. Trop d’élan, pas assez de contenant. Trop de “je dois”, pas assez de “je peux”.

Et là… le choc intérieur.


En Human Design, je suis une Manifesteur-Générateur avec autorité sacrale. Cela veut dire que c’est mon corps, pas ma tête, qui décide du bon moment pour agir. Mon sacral me donne des “mmmh oui” ou des “non pas maintenant” très clairs… quand je l’écoute.

Mais souvent, ma tête prend le dessus. Elle anticipe, planifie, veut contrôler, après tout c'est son rôle. Elle croit qu’elle sait mieux.

Et quand je ne respecte pas mon rythme intérieur, tout se bloque. Je perds ma clarté, mon enthousiasme, et je m’épuise à faire du surplace.


J’ai plus de 30 ans de pratiques de méditation derrière moi. Des années d’accompagnement, de conscience, de pratiques somatiques, de rituels. Et pourtant… revenir à soi reste parfois la chose la plus difficile du monde.

Parce que revenir à soi, ce n’est pas savoir quoi faire. C’est oser sentir ce qui est là maintenant. Et ce qui est là, c’est souvent inconfortable : la fatigue, la confusion, le “je ne sais pas”, le manque d’envie, la résistance.

Notre monde valorise l’élan, la clarté, le passage à l’action. Mais qui célèbre le vide, l’hésitation, le corps qui dit non ?


Je n’ai pas repris à fond, juste fait l'urgent selon mon mental, et aujourd'hui j’ai écrit ; ce texte, et c’est déjà une forme de retour à moi.

Alors si toi aussi tu reviens de vacances avec l’impression d’être déphasé·e, de ne plus savoir par où commencer, de t’énerver de “ne pas y arriver” alors que tu sais pourtant ce qu’il faut faire… tu n’es pas seul·e.

Peut-être que le vrai début, ce n’est pas de faire, mais d’accueillir ce qui en nous résiste encore à faire.


Est-ce que ton corps a déjà dit stop pendant que ta tête voulait y aller ? Comment fais-tu pour écouter tes vrais élans, sans te forcer à redémarrer trop vite ?

Et si tu veux approfondir ce rapport au rythme, à l’énergie, au retour à soi… je prépare justement des accompagnements autour de ça.

Revenir à soi, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité.

 
 
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