Savoir, ce n'est pas connaître
- hello28766
- 16 juil. 2025
- 4 min de lecture

Je suis en vacances depuis quelques jours & j’ai décidé de m’offrir un vrai espace. Le genre d’espace qu’on ne remplit pas tout de suite avec une notification, un scroll, un podcast ou un tableau Excel. J’ai supprimé Facebook et Instagram de mon téléphone. J’ai coupé le bruit, les sollicitations, cette compulsion de savoir tout, tout de suite.
Au début, ça m’a fait un drôle d’effet, comme si je retirais un doudou à mon mental. Puis, j’ai senti que le vide prenait doucement sa place. Un vide que je connais bien, souvent un peu inconfortable… et en même temps tellement vivant.
Et puis, comme souvent, quand je laisse le vide faire son œuvre, les idées viennent se poser tranquillement. C’est dans ce silence que cette réflexion est venue me trouver, presque en chuchotant :
Savoir, ce n’est pas connaître.
Alors j’ai eu envie de vous partager cette réflexion — parce qu’elle parle de nos certitudes, de notre rapport à l’expérience, et de ce qu’on choisit d’incarner vraiment. Et j’ai eu envie d'en faire un article, non pas pour remplir un quota de publications, mais parce qu’elle me semblait être une clé, une évidence qui avait attendu que je me rende disponible pour émerger.
Ah, le savoir. Cette grande bibliothèque intérieure, majestueuse, un brin intimidante. Pendant longtemps, j’y ai erré avec une fierté tranquille. Il faut dire que je collectionnais les livres (j'avoue je continue cette collection), les concepts, les théories, comme d’autres collectionnent les timbres ou les boules à neige.
Savoir, c’est tellement valorisé qu’on a presque l’impression que ça nous définit. Dans notre société, si tu sais des choses, tu es intelligent. Si tu sais beaucoup de choses, tu es carrément respectable. Un érudit, un puits de science. Et, soyons honnêtes, ça fait un peu briller l’ego, non ? J’ai personnellement poli mon petit ego au chiffon doux de l’érudition.
Mais un jour, cette phrase m’est tombée dessus comme un pavé : Savoir, ce n’est pas connaître.
Sur le coup, j’ai fait mine d’être au-dessus de ça. Savoir, c’est aussi un excellent prétexte pour avoir raison, tu noteras. Puis, j’ai commencé à la retourner dans tous les sens. Comme on gratte une étiquette qui ne veut pas se décoller.
Savoir, c’est un peu comme ces livres parfaitement alignés qu’on expose dans sa bibliothèque. On peut en parler, citer l’auteur, briller en société. Ça rassure. Ça donne l’illusion qu’on maîtrise.
Moi, je savais des trucs. Beaucoup de trucs. Des formations, j’en ai suivi à la pelle. J’ai empilé les certificats, les lectures, les notes, les références. Ça me donnait cette délicieuse impression d’être quelqu’un d’instruit. De nourri intellectuellement.
Mais si je suis honnête, tout ce savoir restait souvent là : bien calé sur l’étagère, à prendre la poussière. Je le caressais du regard, je m’en enorgueillissais un peu, mais je ne l’invitais pas souvent à danser dans la vraie vie.
Et puis j’ai compris. Connaître, ce n’est pas simplement posséder des informations. C’est les incarner. C’est les laisser prendre racine dans l’expérience.
Le mot le dit, si on tend l’oreille : con-naître… Naître avec. Je ne peux connaître que ce que j’ai vécu, touché, senti, éprouvé. La connaissance, c’est ce qui se révèle quand j’ose me confronter à la matière.
Un exemple tout bête : je peux savoir qu’il faut lâcher prise. Oh, combien de fois on me l’a dit. Mais le connaître, ce fameux lâcher-prise… c’est une autre paire de manches. C’est l’expérimenter quand la vie me chatouille là où ça fait mal. C’est tomber, rager, pleurer, et soudain, sentir que je relâche enfin.
Je crois profondément qu’il existe un espace où le savoir et la connaissance s’entrelacent. Cet espace, il est souvent invisible. Il ne se voit pas à l’œil nu. Il se pressent, il se goûte, il se ressent.
L'étape de reconnaitre ses connaissances, pour arrêter de courir après le savoir et se poser pour faire émerger du silence est essentielle.
Lors de ma formation en LEGO® SERIOUS PLAY® j'ai réalisé que la systémie, la dynamique des relations, la manière dont les énergies circulent dans un collectif étaient là depuis toujours.
Que j’avais intégré tout un univers de perceptions et de compréhensions. Que c’était connu en moi, pas seulement su.
Aujourd’hui, c’est exactement ce que j’ai envie d’offrir aux entreprises, aux entrepreneurs et toute personne que j’accompagne :
Un espace où le savoir se transforme en connaissance vivante.
Un accompagnement qui révèle ce qui est déjà là, juste sous la surface.
Des outils qui rendent l’invisible un peu plus tangible, un peu plus conscient.
Parce que nous sommes tous interconnectés, pour qu’un collectif avance, il ne suffit pas de savoir comment faire. Il faut aussi reconnaître ce qu’il connaît déjà, parfois sans le nommer. Et c’est souvent là que réside la magie.
Aujourd’hui, je regarde ma bibliothèque intérieure avec tendresse. J’y vois tous ces savoirs qui attendent leur moment. Je n’ai pas besoin de tout utiliser. Juste ce qui m’est utile, quand c’est juste.
Pour que ça devienne connaissance, il faut que ça vibre en moi. Que ça quitte le mental pour descendre dans le corps, le cœur, les tripes.
Tu sais, un peu comme marcher. On a tous appris. Au début, on devait réfléchir à chaque geste. Aujourd’hui, on connaît la marche. On ne se dit pas : « Attends, je vais consulter le manuel du petit bipède ». On se lève, on marche. Point.
Alors aujourd’hui, je n’ai plus envie de collectionner des savoirs pour faire joli. Je préfère en connaître un peu moins, mais le vivre beaucoup plus.
Et toi, dis-moi : qu’est-ce que tu sais… mais que tu n’as pas encore osé connaître ? Qu’est-ce qui attend, dans l’invisible, que tu lui donnes une place ?
Si tu sens que c’est le moment d’ouvrir un espace pour le rendre visible, conscient et vivant, c’est exactement ce que je propose avec mes accompagnements.
On peut en parler. Avec un café, un livre, ou un brin de curiosité, écris-moi.



